Historique

Les premières essais de culture du Thé du Burundi ont été installé à la station de Recherche Agronomique de Gisozi à partir de 1963. Ce n’est qu’après l’accession à l’indépendance du pays que la théiculture à grande échelle a été lancée. L’OTB a été crée en 1971 avec comme missions la promotion de la théiculture au Burundi ainsi que la production et la commercialisation du thé, avec deux objectifs à savoir : suppléer de manière régulière aux revenus des théiculteurs et contribuer substantiellement à l’apport en devises pour le pays.

L’extension de la théiculture hors station de recherche a été réalisée sous deux formes, à savoir :

  •  Les plantations en blocs industriels d’Etat,
  • Les plantations en parcelles familiales dites « Thé Villageois ».

I.1.1. Les plantations en blocs industriels

Les premiers projets théicoles ont été conçus et réalisés sous forme de plantations en blocs industriels dotés chacun d’une usine à thé.

Il s’agit des projets  et programmes suivants :

  •  Projet Thé Teza démarré en 1963 pour réaliser 600Ha ;
  •  Projet Thé Rwegura démarré en 1966 pour réaliser 800Ha ;
  •  Projet Thé Tora démarré en 1969 pour réaliser 300Ha ;
  •  Projet OTB Buhoro démarré en 1987 pour réaliser 300Ha.
  •  Le programme de développement de la théiculture (en cours de formulation) visant à implanter 150 ha dans le bloc industriel de Buhoro entre les années 2012 et 2016.

I.1.2.  Les plantations du milieu villageois

A partir de 1969, le théier a été introduit dans les spéculations culturales du paysan de la région de haute altitude. Les projets d’extension des plantations théicoles ont été réalisés sous forme de parcelles familiales installées dans les milieux environnant les usines à thé.

Il s’agit des projets suivants :

  •  Extension Thé MURAMVYA/BANGA démarré en 1969 pour réaliser ±700Ha dans les environs de l’usine à thé de Teza ;
  •   Extension Thé GISOZI/TORA démarré en 1971 pour réaliser ±700Ha dans les environs de l’usine à thé de TORA ;
  • Extension Thé REMERA démarré en 1974 pour réaliser ±500Ha dans les environs de l’usine à thé de Rwegura ;
  • Projet Thé villageois IJENDA démarré en 1974 pour réaliser 1000Ha et sa propre usine à thé à IJENDA
  •  Projet OTB Buhoro démarré en 1989 pour réaliser ±500Ha dans les environs de l’usine à thé de Buhoro
  • Le programme IPPTE ayant permis la mise en place de 120 ha en milieu villageois de Buhoro entre les années 2008 et 2010
  •  Le programme (en cours de formulation) de développement   de la théiculture au Burundi visant à mettre en place environs 1600 hectares dans les milieux villageois de Rwegura (100 ha par an), Teza (50 ha par an), Tora (50 ha par an), Ijenda (50 ha par an) et Buhoro (50 ha par an) entre les années 2010 et 2015)

Après la réalisation des objectifs initiaux des projets théicoles, les différentes unités de production ont été créées et ont continué l’extension des superficies emblavées chaque fois que les opportunités financières le permettaient.

La situation en 2006 des cinq unités de production en termes de superficie emblavée et de capacité journalière de traitement des usines est résumée par le tableau ci-dessous.

Age, capacité journalière des usines et superficie emblavée en Ha

Unité de production Age et Capacité Superficies
Année d’ouverture Capacité en tonnes de FV/jour Bloc industriel Milieu Villageois Total
TEZA 1967 51 600 Ha 1329 ha 1929 ha
RWEGURA 1971 72 720 ha 1533 ha 2309 ha
TORA 1976 44 300 ha 1444 ha 1778 ha
IJENDA 1984 46 2123 ha 2123 ha
BUHORO 1992 20 300 ha 492 ha 792 ha
ENSEMBLE 233 2010 ha 6921 ha 8931

Avec les extensions réalisées depuis 2008, la superficie a évolué.

Le Thé burundais est un thé d’altitude, cultivé depuis 1931 sur les flancs des hautes montagnes constituant la crête Zaire-Nil. La situation géographique des jardins de théiers (planté entre 1700 et 2500m), associée à des facteurs agro-climatiques particulièrement favorables, garantissent une qualité intrinsèque au thé burundais, comparable aux thés indiens.

La filière thé est gérés depuis 1971 par l’office du Thé du Burundi (O.T.B), entreprise publique qui a pour mission la promotion de la théiculture au niveau national et la commercialisation du thé sec produit. Depuis 1990, les cinq usines de thé (Teza, Ijenda, Rwegura, Tora et Buhoro) ont été fusionnées au sein de l’OTB, placé sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage.

La filière théicole du Burundi est organisée selon un schéma d’intégration verticale où l’O.T.B assure l’ensemble des fonctions, de la fourniture des plants et des engrais à l’exportation du produit fini en passant par la collecte et la transformation de la feuille verte.

Les plantations villageoises représentent près de 80% des cultures de thé au Burundi avec des surfaces allant de 10 ares à 1ha. Près de 60.000 théicultureurs livrent leur production à l’une des cinq usines de l’O.T.B et obtiennent ainsi une source régulière de trésorerie très appréciée. Par ailleurs, l’O.T.B dispose de « blocs industriels » dans la plupart de ses complexes, c’est-à-dire des surfaces lui appartenant, situées autour des usines, où sont employés des salariés, principalement des journaliers pour la cueillette.

L’ensemble de ces surfaces constituent aujourd’hui un potentiel de production de 9.000 T de thé sec par an. L’O.T.B dispode d’agents sur le terrain qui sont chargés de l’appui technique aux producteurs: recommandations par rapport à l’utilisation de l’engrais, la cueillette, les méthodes culturales, le transport de la Feuille verte etc…

 Les 5 sites de production: Buhoro, Rwegura, Teza, Tora et Ijenda

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